Dans notre retraite nichée au cœur des montagnes du Costa Rica, les matins explosent en une symphonie de chants d’oiseaux. Mais au milieu de ce chœur vibrant, on trouve un vocaliste plus subtil, maître du camouflage et des apparitions fugaces : la caille marbrée.
Cet habitant discret du sol appartient à la famille des cailles du Nouveau Monde, et pour les ornithologues, c’est une coche précieuse sur leur liste du Costa Rica. Même si vous ne la verrez peut-être pas parader sur le sol de la forêt, sa présence est indéniable grâce à ses cris distinctifs qui résonnent à travers le sous-bois dense à l’aube et au crépuscule.
Une vie dans l’ombre
La caille marbrée, également connue sous le nom de caille de l’Amazone (Odontophorus gujanensis), est un petit oiseau terrestre au corps compact et marron. Son nom décrit parfaitement son plumage – un beau marbré de brun, de noir et de blanc qui lui offre un camouflage exceptionnel au milieu des débris du sol forestier.
Ces oiseaux timides préfèrent le sous-étage dense des forêts humides tropicales et subtropicales de basse altitude. Au Costa Rica, vous pouvez les rencontrer dans les zones protégées le long du versant caraïbéen, leur aire de répartition s’étendant des basses terres jusqu’à 900 mètres. Alors que leur territoire historique comprenait le Panama, les observations y sont rares, ce qui laisse croire à une possible extinction locale.
Un gourmet au sol
Contrairement à leurs cousins flamboyants qui s’envolent au moindre danger, les cailles marbrées sont de bonnes coureuses. Lorsqu’elles sont surprises, elles se lancent dans une frénésie d’activité, disparaissant dans le sous-bois avec une vitesse surprenante. Mais ne vous laissez pas tromper par leur nature terrestre. Leurs ailes sont fortes et elles prendront leur envol si nécessaire, utilisant souvent de courts vols pour se frayer un chemin à travers le feuillage dense.
Quant à leur alimentation, ce sont des omnivores qui se régalent d’un assortiment de friandises trouvées sur le sol forestier. Insectes, vers et fruits tombés composent leur menu, leur bec court et trapu étant parfaitement adapté pour fouiller la litière de feuilles.
Un chant invisible
Si apercevoir la caille marbrée est un rêve d’observateur d’oiseaux, ses cris mélodieux sont une rencontre plus fréquente. Tendez l’oreille à une série de notes claires sifflées, souvent décrites comme “pe-u, pe-u, pe-u” ou “chu-chu-chu”. Ces appels ont un double objectif : attirer les partenaires et maintenir le contact avec leurs petites bandes, qui comptent généralement de 4 à 6 individus.
Un avenir incertain
La bonne nouvelle est que la caille marbrée est actuellement classée comme “préoccupation mineure” par l’UICN. Cependant, la déforestation et la dégradation de l’habitat constituent des menaces constantes. Dans notre retraite de montagne, nous sommes engagés dans des efforts de conservation, garantissant que les forêts tropicales luxuriantes restent un refuge pour ces chanteurs timides et les innombrables autres merveilles aviaires du Costa Rica.
Ainsi, en explorant les sentiers verdoyants de notre retraite, gardez vos oreilles attentives au sifflement subtil de la caille marbrée. Avec un peu de patience et un œil vif, vous pourriez bien être récompensé par un aperçu fugace de cette énigme de la forêt tropicale.
Pour plus d’informations, veuillez consulter notre guide complet sur les oiseaux du Costa Rica.






